24 février 2011
FAITE d'ESSENCES


"Mon corps était plus immense que la terre et je n'en connaissais qu'une toute petite parcelle.
J'accueille des promesses de félicité si innombrables, du fond de mon âme,
que je te supplie de garder pour nous seuls ton nom"...
Fragment 236 - René Char

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05 février 2011
FEVRIER



Ta Peau constellée de songes
de papillons ineffables et de marécages fourbes
Me voilà enlacé à ta sérénité je suis fou de ta quiétude !
elle brille en chaque étoile qui coule lentement du ciel
pour s'enrouler sur toi comme un serpent sans yeux
tout assoiffé du sel exquis de tes instincts..
Ta peau irradie chaque secret de mon écorce
Ta peau ensommeillée au coeur même de l'écrin
électrique et filandreux de tes actes manqués
Ta peau temple massif aux rosées de carats
Ta peau aux yeux centuple se répend sur le soir
Souterraines galeries de ton corps allangui
déverse ses parfums aux spasmes de tes reins
Je porte la morsure des fleurs carnivores
qui dorment sous ton derme
flamboyant à l'aurore;
Ta peau, tous tes écrins tressés,
tes ports, tes flacons de rivages
tous tes drapeaux au vent
tes chansons chuchotées
Ta peau comme un radeau de sang
sur un torrent de lave
Ta peau comme un cygne sans lac
comme une forêt de cris
crépitant litanies
Magie !
Vertigineuse ivresse de ta nacre tannée
ta peau
ta peau étrangle ma trachée
et coupe mon élan
mais je m'étends pourtant
je tends infiniment vers toi
ravalant le désir
le grand, le vrai désir est d'être ravalé !
comme la mer remonte à elle
comme l'écume explose avant de dire son nom
avant d'écrire son nom
sur les vapeurs de peau de la matière du temps
Laisse-moi dans l'instant
prendre l'éternité
de tracer mon destin
sur ton axe troublant
Ta Peau constellée de songes
de papillons ineffables
et de marécages fourbes
Me voilà enlacé à ta sérénité
je suis fou de ta quiétude !
elle brille en chaque étoile qui coule lentement du ciel
pour s'enrouler sur toi comme un serpent sans yeux
tout assoiffé du sel exquis de tes instincts..
Ta peau irradie chaque secret de mon écorce
Ta peau ensommeillée au coeur même de l'écrin
électrique et filandreux de tes actes manqués
Ta peau temple massif aux rosées de carats
Ta peau aux yeux centuple se répend sur le soir
Souterraines galeries de ton corps allangui
déverse ses parfums aux spasmes de tes reins
Je porte la morsure des fleurs carnivores
qui dorment sous ton derme
flamboyant à l'aurore;
Ta peau, tous tes écrins tressés,
tes ports, tes flacons de rivages
tous tes drapeaux au vent
tes chansons chuchotées
Ta peau comme un radeau de sang
sur un torrent de lave
Ta peau comme un cygne sans lac
comme une forêt de cris
crépitant litanies
Magie !
Vertigineuse ivresse de ta nacre tannée
ta peau
ta peau étrangle ma trachée
et coupe mon élan
mais je m'étends pourtant
je tends infiniment vers toi
ravalant le désir
le grand, le vrai désir est d'être ravalé !
comme la mer remonte à elle
comme l'écume explose avant de dire son nom
avant d'écrire son nom
sur les vapeurs de peau de la matière du temps
Laisse-moi dans l'instant
prendre l'éternité
de tracer mon destin
sur ton axe troublant
Bruno Thievet
25 janvier 2011
Sources chaudes et émois



21 janvier 2011
FACULTéS
rouge,
noir,
9,
mots,
signes audio,
fil d'Ariane
,fil noué,
retranchée,
fin d'année,
famille,
travail
8
désarroi
fractionnée
coupée
plongée
pudique
attentive
silence
poésie
travail, recherches, chiffres, lettres,bilan,données,valoriser,tenter, décider,pousser, accoucher
respirer
transformer
regarder
accueillir,
Ciels,
Lune
Routes
improviser,
organiser,
s'enchanter
airer
se chercher
se trouver,
froid
biscuits secs
eau fraiche
3eme étage
coté Saône
chaud
porte
s'abandonner
se dé-couvrir
se re-garder
se renifler
se parcourir, s'écarter,
bouche inventive
langue légère
curieuse
sauvage
caillou,longueur,anneau, sphère,colliers, cuir,quartz,livre,
Troubadour
parfums
sucée
léchée
sexes gonflés,
salives
embrassés
humidité
empalée
dardée
inondée
brasier
coeurs
battements
tendrement
bras
sommeil
reveil
colliers
phéronomes
emportés
restaurés
trajets
informée
dévoilés
Transformée
- Nouvelle exposition GAO ZENGLI
- galerie Rive gauche“Baisers”
- du 18 février au 5 mars 2011
- vernissage le 17 février, 18h
17 octobre 2010
RUE SAINT-DENIS
RUE SAINT-DENIS
Paroles de Claude Nougaro et Jacques Audiberti
A minuit, je sucre des fraises
J'ai la feuille de vigne embrasée
Je me lève, je pèse mon pèze
Rue Saint-Denis, y a bon baiser
Pas besoin d'être une sorcière
Pour avoir un manche à balai
J'en ai un qui me dit: - Poussière!
Tu iras où je veux aller
Il me nargue, il me tarabuste
M'enfournant dans ses réacteurs
Ce relatif petit arbuste
S'enracine au fond de mon coeur
Que désigne-t-il cet index
Pointé toujours vers l'azimut
Comme si le ciel avait un sexe
Comme si Dieu même était en rut?
Alors à minuit, moi je mange
De la femme avec mon bec tendu
Oui, j'en venge comme on se venge
D'être un ange trop mal foutu
D'avoir là, sous cette ceinture
Ah non! ça n'est pas élégant!
D'avoir là, qui dure, qui dure
Ce doigt borgne obsédé de gant
A minuit, je mange de l'homme
C'est mon métier, c'est mon destin
C'est comme du sucre de pomme
C'est mon sentier, c'est mon festin
A minuit je mange du jouine
Et du vieil, et de l'entredous
Je suis une groigne, une fouine
Un, un, je les mangerai tous
A minuit, je mange mon fisse
Et mon père et le chancelier
Le sang tout blanc du maléfice
A faim de se multiplier
Les hommes naissent sur les berges
Du val de morts, dans tous les choux
Rouges, dans le genou des vierges
Comme du blé, comme des fous...
Alors à minuit, moi je mange
De l'homme, je croque grandes dents
Je bouffe le ruban orange
Et les souvenirs obsédants
Je mange la tête et le foie
Le jeu, le crime, le devoir
J'ouvre bien ma gueule qu'on voie
Que dedans nul ciel n'est à voir
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26 juin 2010
SCHUITEN
09 juin 2010
28 avril 2010
INSENSO Dimitri Dimitriadis
Je suis la comtesse Livia Serpieri.
J’ai dénoncé mon amant le sous-officier Franz Mahler comme déserteur de l’armée autrichienne. Arrêté son exécution immédiate a été ordonnée.
J’ai entendu la salve.
J’ai poussé un grand cri et je me suis perdue en larmes dans la nuit de Vérone. Depuis lors jusqu’à cet instant où je vous parle, je ne pense qu’à une chose. * Vaghe stelle
Bien des années se sont écoulées depuis cette nuit-là mais je suis encore vivante. * Elle ne me laisse pas mourir. *
Une chose qui a le pouvoir de ne laisser mourir personne. * Je ne cesse de la penser. * Elle et elle seule. *
Je ne vis que grâce à elle et elle seule.
Elle est plus forte que ma propre mort. //
Donnafugata // Je porte encore la même robe.De parures il ne me reste plus je les ai rejetées de mon corps elles me pesait comme si c’étaient elles les coupables de ma chute
Les coupables de la dévastation de mon coeur. De l’asphyxie de mon être femme de l’embrasement de mes nerfs.
J’ai libéré mes mains mon cou les lobes de mes oreilles des parures trop élégantes de mon désespoir ;
je le voulais mis à nu.
Si je pouvais je rejetterais aussi cette robe et tout ce qu’elle contient pour qu’ils me voient comme Franz me voyait tous soldats officiers passant à côté de moi comme des chevaux sans freins en sueur après la victoire prêts à se ruer sur moi courant échevelée dans la nuit de Vérone Ah oui ces mêmes cheveux toutes leurs mèches folles ramassées au sommet desquelles mes doigts furieux tiraient pour les déraciner déracinant avec elles ce qui tenait encore mon cerveau hors des ténèbres mon cerveau qui ne m’aidait pas à ne pas penser cette chose que depuis lors jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas cessé de penser et qui me tient encore en vie tout le temps que ne surviendra pas celle que je pense
.
Quand elle surviendra je mourrai.// Sicile // Je regarde très souvent mes mains. Je ne regarde presque qu’elles.
Je les regarde.
En elles je vois la raison pour laquelle elles existent. La raison qui me fait les admirer. J’admire mes mains. J’admire les mains. Des mains.
J’admirais celles de Franz. Belles mains.
Combien belles. Si Franz n’était que mains je l’adorerais encore comme je t’ai adoré. Doigts ongles veines peau pores lignes paumes larges chaudes accueillantes la pilosité adéquate pour accentuer la rugosité la vigueur qui transforme ces mains en organes irremplaçables pour la plénitude de la passion la perfection de la jouissance.
Le toucher de ces mains.
L’attouchement du toucher de ces mains.J’ai adoré tes mains.Je les tenais dans les miennes je les regardais je les tournais et retournais comme - rien qui leur soit comparable aucune image aussi forte qui me vienne à l’esprit.
Je les admirais pour leur perfection leur virilité.
Je regarde à présent les miennes. Elles gardent encore la chaleur de ces mains la force protectrice qu’elles me communiquaient. C’est pourquoi je les regarde si souvent.
Comme si je regardais tes mains. Ce que je crois. Je crois beaucoup de choses depuis que Franz tu ne vis plus. Mes mains pourtant sont ici avec moi. Je les regarde et je pense.
Je pense à ce que je n’ai pas fait moi que les autres ont fait. // Franz * Si imparfait que soit un homme quand il donne ce qu’il donne c’est beaucoup pour un autre homme.
C’est beaucoup quand celui-là prend ce qu’il veut. * C’est beaucoup ce que donne l’homme quand un homme qui le veut le prend. *
Un homme est beaucoup pour un homme. *
Rien n’existe pour l’homme qui surpasse un homme.
* Rien plus qu’un homme ne comble l’homme.
Et quand il donne il est dieu pour celui qui prend. Il n’existe pas de dieu qui donne comme l’homme.
Seul l’homme donne.
Ce qu’un homme peut donner est ce qu’un homme peut prendre.
Il peut donner beaucoup et il peut prendre beaucoup.
C’est là l’insurpassable. Il n’existe rien qui le surpasse.
04 avril 2010
EVASION URBAINE

Never know how much I love you
Never know how much I care
When you put your arms around me
I get a fever that's so hard to bear
You give me fever (you give me fever) when you kiss me
Fever when you hold me tight (you give me fever)
Fever ... in the mornin'
Fever all through the night
Sun lights up the day time
Moon lights up the night
I light up when you call my name
'cause I know you're gonna treat me right
You give me fever when you kiss me
Fever when you hold me tight
Fever ... in the mornin'
Everybody's got the fever
That is somethin' you all know
Fever isn't such a new thing
Fever started long time ago 
Baby, turn on your love light
Let it shine on me
Well, baby, turn on your love light
And let it shine on me
Well, just a little bit higher
And just a little bit brighter, baby

Crime et Châtiment au musée d’Orsay est une exposition incroyablement ambitieuse et risquée.
Elle envisage le Bien et le Mal, la Souffrance et la Mort, la Science et ses expériences sur une période d’environ deux siècles : de 1791, lorsque Le Peletier de Saint-Fargeau réclame la suppression de la peine de mort, jusqu’au 30 septembre 1981, date du vote de son abolition en France. Période habituellement couverte par le musée d’Orsay dans ses collections permanentes.
Traiter des crimes et des châtiments, c’est convoquer les artistes et leur engagement sur la scène de l’époque. C’est en ceci qu’on ne peut réduire Crime et Châtiment à une exposition prudemment artistique. Elle convoque également la photographie, la littérature et la presse. Le titre de l’exposition est lui-même emprunté à Dostoïevski.
Le projet de cette exposition est née de la rencontre entre son commissaire Jean Clair et Robert Badinter qui souhaitait alors faire une exposition pour commémorer l’abolition de la peine de mort.
Tout commence là. L’exposition suit donc l’histoire de la guillotine, de son application jusqu’à sa remise dans les réserves.

Mettez le juge dans un plateau,
placez le bourreau dans l'autre
pesez la justice humaine,
et
dîtes-moi ce que vous pensez
de la peine de mort".
Victor Hugo
27 février 2010
PAUSE NATURE
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